Sur le site du futur quartier du Bocéno et ses 175 logements, les réunions de chantier entre les entreprises locales et la municipalité permettent d'évaluer l'avancée du projet, qui devrait accueillir ses nouvelles constructions avant la fin de l'année. - Crédit:

Mercredi 13 février sera à marquer d'une pierre blanche dans le développement de Crac'h, avec le lancement de la commercialisation des parcelles du futur quartier.

Le projet

175 logements

Avec la construction de cent soixante-quinze logements, c'est le plus important projet urbanistique de toute la communauté de communes (Auray Quiberon terre atlantique) qui est en train de sortir de terre, au Bocéno.

Ce futur quartier est désormais bien visible à proximité du centre-bourg. Sous l'expertise du cabinet Geo Bretagne Sud, trois pelleteuses sont à l'action depuis plusieurs semaines, afin de viabiliser le site. « C'est un nouveau quartier pensé pour le bien vivre ensemble, grâce à l'organisation en pâté de maisons desservi en impasse et un plan de circulation étudié pour éviter les voies de transit routier », explique Michel Roullé, l'élu chargé du suivi des opérations.

Démographie et développement durable

La conception du Bocéno répond à plusieurs enjeux. Le premier est de redonner une dynamique démographique à la commune, qui voit sa population vieillir. L'objectif de cinq cents habitants supplémentaires, avec une majorité de jeunes couples, semble réaliste. Le second est d'inscrire le projet dans la durabilité.

Il sera ainsi connecté au centre-bourg et à ses commerces par la création de cheminements doux, pour piétons et vélos. Le traitement des eaux pluviales sera naturel, les réseaux d'éclairage seront assurés par des leds, l'accès à la fibre sera mis en place et le volet paysager utilisera des essences locales.

Un montage financier solidaire

Le maire, Jean-Loïc Bonnemains, aurait pu imaginer le montage financier sous la forme d'une Zone d'aménagement concerté (Zac), engendrant des expropriations et l'achat de terrains à bas prix.

Avec son équipe, il a préféré le format d'une Association foncière urbaine libre (Aful), un mécanisme qui permet aux propriétaires de mettre en commun leurs intérêts réciproques. « La mairie achète la moitié des terrains aux sept propriétaires fonciers, se porte garante et finance les travaux de voirie et de réseaux. Elle vend ses lots à prix coûtants, réalisant une opération blanche pour les finances communales. »

L'intérêt de ce montage va donc permettre d'attirer des primo-accédants avec une diversification tant dans l'âge que dans la catégorie sociale : cinquante-quatre appartements, quatorze maisons de village (logements sociaux), soixante-quatre lots libres, quarante-trois lots communaux libres de construction, sous critères de choix visant à éviter la spéculation immobilière.

L'inscription se fera mercredi 13 février, à la mairie.

 

Le 24 janvier 2019

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